Description
Il a plu sur Brooklyn Bridge Park, et c’est toute la ville qui s’en trouve doublée. Posé au ras du sol, l’objectif fait d’une simple flaque un miroir parfait : le tablier du pont de Brooklyn, ses haubans d’acier, les grillages de la promenade et la skyline de Lower Manhattan — One World Trade Center en tête — s’y renversent sans une ride. Le ciel d’orage, traversé d’une lumière d’or, unifie la scène d’une teinte presque sépia, entre chien et loup. L’image joue de cette symétrie accidentelle : en haut, la ville de pierre et d’acier ; en bas, son double liquide, plus dense, plus sombre — les ombres de Brooklyn qui donnent son titre à l’œuvre. Il suffisait d’un orage, d’une flaque et d’un point de vue à hauteur de trottoir pour que la ville la plus photographiée du monde se laisse voir autrement.





