Description
Aux portes de Marrakech, le Selman déroule une perspective de palais : un long bassin d’un vert profond, bordé de terres cuites, que gardent deux rangées de palmiers et une armée de transats déserts. Au fond, un pavillon de terre ocre coiffé de tuiles vertes ferme l’axe comme un décor de théâtre. La lumière matinale fait tout le charme de l’image : le ciel s’ouvre au-dessus des palmes, les frondaisons s’éveillent, et l’eau, immobile, devient un miroir posé au milieu du jardin. Dessinée par Jacques Garcia, l’architecture emprunte aux grandes demeures mauresques leur symétrie, leurs murs de pisé rouge et leur goût du silence. Les parasols pliés, les voilages des lits à baldaquin : l’écrin de sérénité attend le réveil de ses hôtes. La photographie saisit ce moment suspendu où le luxe n’est plus qu’une géométrie : une allée d’eau, des palmiers alignés, et la lumière du matin.





