Description
C’est une droguerie à ciel ouvert comme le Vietnam en compte des milliers, et pourtant celle-ci tient de l’architecture. Des grappes de sachets tombent du plafond en rideaux serrés, les brosses à dents s’alignent par régiments, chaque centimètre est occupé, ordonné, pensé. Au milieu de cette accumulation vertigineuse, la marchande téléphone — et c’est elle que l’œil finit par trouver, comme le cœur d’un labyrinthe. Le noir et blanc retire à la scène son bariolage publicitaire pour n’en garder que la matière : un fourmillement de textures où l’humain reprend sa place centrale. C’est aussi un portrait du commerce vietnamien, économie du détail poussée à son paroxysme, où l’abondance tient dans trois mètres carrés.





